Un élu en colère

15 / 11 2006
Conseil municipal du 15 novembre 2006

C'est un élu en colère qui s'exprime cet après-midi devant vous… Cela fait maintenant des mois, Monsieur le Maire, que nous vous alertons sur la difficulté que nous rencontrons, sur ces bancs du conseil, à accéder à la totalité de l'information sur les dossiers qui sont soumis à notre vote. Nous demandons copie de certains dossiers en commission, nous relançons… et puis rien. Ou parfois, miracle, nous recevons une liasse de photocopie une ou deux heures avant le conseil. Je crois que ce n'est pas sérieux. Certains de vos adjoints aiment se draper dans une posture de grands démocrates, ils devraient alors apprendre que le droit à l'information des élus est primordial, à fortiori lorsqu'il s'agit de votre opposition. Je conçois que ces détails bassement matériels échappent à votre quotidien de Maire. Mais ils ne devraient pas échapper à celui de l'homme politique que vous êtes et à l'opposant que vous avez été.

Amnésie politique !

12 / 11 2006
Amnésie. Nom féminin. Perte de la mémoire.

C'est malheureusement ce qui arrive un peu trop souvent aux adjoints de Gérard Collomb. Après avoir oublié que la fête du 8 décembre puisait son succès populaire dans l'histoire de notre ville, Pascale Bonniel Chalier, adjointe verte à l'événementiel, vient une nouvelle fois de s'illustrer. À croire que l'amnésie est, chez elle, une marque de fabrique politique !

11 novembre. Parc de la Tête d'Or. Nous célébrons le 88e anniversaire de l'armistice de la "grande guerre" qui fit 10 millions de morts. Celle qui faisait dire à Paul Valery que "désormais, je sais que nous sommes tous mortels."
Une cérémonie émouvante. Je pense aux derniers poilus encore vivants. Je pense aussi à mes deux grands-pères, André Roux de Bézieux et Marcel de Valence, pour qui Chemin des Dames et Douaumont avaient une résonance particulière. Celle des survivants…

Emotion également lorsque le consul d'Allemagne déposa, pour la première fois, une gerbe en mémoire des morts des deux camps. Signe fort d'une réconciliation voulue par de Gaulle et Adenauer. Les valeureux All Black, au grand complet avant leur match du soir contre l'équipe de France (elle-même singulièrement absente !), rendirent hommage aux morts de Nouvelle-Zélande, alliés du premier jour.
Au même moment, à quelques centaines de mètres, la verte adjointe organisait l'inauguration de la fête des feuilles. Sous la présidence du maire de Lyon disait l'invitation.

Inutile d'en dire plus… Le contraste parle de lui-même ! Il serait temps que ces élus se souviennent qu'un pays sans mémoire est un pays sans présent et sans avenir.

Etre de droite : un tabou français

12 / 11 2006
Etre de droite : un tabou françaisPas facile de se dire de droite en France. Eric Brunet, journaliste à France 3 brise l'omerta. En cinq chapitres alertes et faciles à lire ("Etre de droite…" dans l'Histoire, dans la culture, dans les médias, à l'école, au travail) l'auteur démontre le terrorisme intellectuel exercé par la gauche en France, une gauche qui "intègre, égalise, et coupe les têtes qui sortent du rang." (p. 13) et surtout "rend la parole à ceux qui ne l'ont plus : des citoyens mis à l'écart parce qu'ils ne sont pas de gauche, ou parce qu'ils ne font pas semblant de l'être." (p. 14)

Les chapitres consacrés aux médias (p. 93-161) et à l'école (p. 163-217) sont de véritables bijoux… Le témoignage de Roger Auque, journaliste et ancien otage au Liban, est tout à fait accablant concernant l'americanophobie et l'arabophilie qui règnent parmi ses collègues (p. 142-151). Des diplomates étrangers installés à Bagdad donnent le surnom de "Parti Baas reconstitué" aux journalistes français ! (p. 144). Quant au chapitre "Etre de droite à l'école", il décrit à merveille la bien pensance qui touche les milieux de l'enseignement.

En résumé, "Etre de droite : un tabou français" est une lecture incontournable. Enfin, si vous êtes de droite !

Etre de droite : un tabou français, par Eric Brunet (Editions Albin Michel)

Les All Blacks à Lyon…

11 / 11 2006
Rencontre avec une légende : les joueurs des légendaires All Black.
Impressionnants ! Et très accessibles. Le soir venu, je suis avec Nicolas et Erwan, mes deux aînés, dans la tribune Jean Bouin de Gerland. Derrière nous, des supporters du CSBJ, le club de rugby de Bourgoin. Les commentaires fusent. Acides. Il faut dire que l'on prend une correction sévère. Le score est d'ailleurs sans appel : 47 à 3. Allez les petits, on fera mieux la prochaine fois !

Olorun, le contribuable appelé à combler le passif

10 / 10 2006
Conseil municipal du 10 octobre 2006

En mai dernier, nous approuvions le versement d'une subvention de 50 000 euros à l'association Olorun pour l'opération Africalyon.
Vous nous demandez aujourd'hui de remettre au pot 50 000 euros, soit près de 330 000 francs.

Le contribuable paiera !

10 / 10 2006
Conseil du 10 octobre 2006

L'association Palenque a été créée en 2002 avec un objet social fort louable : l'accueil à Lyon de personnes originaires de pays de l'Amérique du Sud, et plus particulièrement de Colombie.

Vous manquez d’ambition pour l’aide au développement

18 / 09 2006
Conseil municipal du 18 septembre 2006

La signature de cette seconde convention consécutive avec Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, ville de plus d'1,2 million d'habitants, est une bonne nouvelle !
C'est l'opération de coopération décentralisée la plus aboutie conduite par la ville et le Grand Lyon. Notre action a contribué à la formation de nombreux cadres et à la modernisation de services urbains majeurs comme la propreté, la voirie, la police municipale, l'éclairage public, la recherche et la gestion de l'eau…

Confrontation, quand la pensée unique…

3 / 04 2006
Conseil municipal du 3 avril 2006

Confrontations… Voici un mot qui prend une résonance particulière en ces jours agités. Pour le dictionnaire de l'Académie Française, il s'agit d'un mot "emprunté du latin médiéval juridique confrontatio, «partie limitrophe de deux propriétés», puis «rapprochement de deux choses pour comparaison».
Les rédacteurs du dictionnaire précisant en gras : "Ne doit pas être employé pour Affrontement."

Le département ne soutient plus l’Office du Tourisme

16 / 01 2006
Conseil municipal du 16 janvier 2006

Nous avons, comme l'ensemble des élus de la ville, des décideurs économiques et du monde du tourisme suivi avec attention les déboires récents de notre Office du Tourisme. Au premier rang desquels le désengagement financier du Département du Rhône et la restructuration de ses activités, avec notamment la fermeture de l'Office le dimanche et le licenciement de 6 collaborateurs.